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L'actualité en direct
10/11/2010 19:49
Le challenger de François Fillon pour Matignon qui, selon des sources parlementaires, avait confié mardi qu'il ne serait pas nommé Premier ministre, a démenti mercredi ces dires, assurant qu'"aucun d'entre nous n'a la moindre information".
Retour à la case départ... Dans la course aux rumeurs et aux petites phrases, celle imputée par deux sources parlementaires à Jean-Louis Borloo, selon laquelle il avait confié mardi à des parlementaires radicaux qu'il ne serait pas nommé Premier ministre lors du remaniement, qui pourrait avoir lieu lundi ou mardi, serait fausse. En tous cas le ministre de l'Ecologie la dément. Jean-Louis Borloo, Premier ministrable le plus cité face à François Fillon, a assuré mercredi n'avoir "pas la moindre information" sur les intentions de Nicolas Sarkozy concernant le remaniement. "Moi, j'ai donné une offre", a-t-il ajouté à propos de ses entretiens avec Nicolas Sarkozy. "Nous avons ensemble évoqué nos sensibilités, c'est tout, et puis le président décide, et ce qu'il décidera sera bien."
Apparu "déçu, découragé, abattu", selon ces deux sources parlementaires, le n°2 du gouvernement, avait selon eux déclaré : "J'ai eu Nicolas Sarkozy deux heures au téléphone depuis dimanche. Il m'a fait comprendre que ce ne serait pas moi (pour Matignon) mais jusqu'au bout, je veux y croire. Jusqu'au bout, je veux faire monter l'union des centres". Des propos déjà démenti mercredi dans la matinée par trois des proches centristes du ministre (Valérie Létard, Laurent Hénart et Marc-Philippe Daubresse). "J'ai l'impression d'avoir assisté à une autre réunion", a commenté Jean-Louis Borloo. Selon lui, on lui a prêté des propos "qu'aucun d'entre nous n'a tenus ni entendus".
Pourtant mardi soir, le ministre de l'Ecologie avait réuni autour de lui des proches et des élus centristes et avait à cette occasion avait "pris acte" que sa nomination à Matignon était aujourd'hui "beaucoup moins probable qu'elle ne l'était il y a une dizaine de jours", a affirmé mercredi sur RTL l'ancien eurodéputé Jean-Louis Bourlanges, qui y participait.
Si Nicolas Sarkozy entretient le mystère, le président pressé par son camp de remanier lors du traditionnel petit-déjeuner hebdomadaire de la majorité, mardi à l'Elysée, a assuré : "ça vient" mais il ne "veut pas agir sous pression". Le Premier ministre, donné partant il y a à peine dix jours, semble de plus en plus favori pour rester à son poste. Surtout, depuis qu'il a ouvertement exprimé mercredi dernier, comme le lui avait demandé Nicolas Sarkozy, son désir de rester.
Fort dans les sondages, François Fillon était d'ailleurs mardi à Colombey-les-Deux-Eglises au côté de Nicolas Sarkozy pour le quarantième anniversaire de la commémoration de la mort du général de Gaulle. Et à l'issue de son discours, le président a eu ostensiblement des marques de considération pour son chef du gouvernement qu'on lui avait rarement vues.
Quoi qu'il en soit, Jean-Louis Borloo et ses partisans du Parti radical laissent entendre que, s'il n'était pas nommé à Matignon, il leur faudrait "s'organiser"... référence voilée à une possible candidature présidentielle du ministre de l'Ecologie en 2012.
Source: www.infos-news-direct.skyrock.com
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Commentaire de salie001 (22/10/2021 14:28) :
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