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Karachi: Sarkozy promet des documents
20/11/2010 18:26
Le président français Nicolas Sarkozy a dénoncé samedi depuis le sommet de l'Otan à Lisbonne "une polémique qui n'a pas lieu d'être" dans l'affaire de l'attentat de Karachi.
Il a promis de communiquer tous les documents "en temps et heure". Alors que le ton monte sur l'épineux dossier de l'attentat de Karachi, Nicolas Sarkozy a, samedi, depuis Lisbonne, dénoncé "une polémique qui n'a pas lieu d'être". "L'Etat aidera la justice en lui communiquant tous les documents dont elle aura besoin", a dit le président français lors d'une conférence de presse en marge du sommet de l'Otan. "La justice est saisie, qu'elle fasse son travail, qu'on n'essaye pas de me coller dessus des commentaires politiciens qui ne sont vraiment pas à la hauteur de la douleur des familles qui ont perdu leurs proches", a-t-il ajouté.
"Le ministre de la Défense (Alain Juppé) comme moi-même nous sommes décidés à ce que tous les documents qui sont demandés soient communiqués en temps et en heure. A ma connaissance aujourd'hui, pas un document n'a été refusé", a poursuivi le chef de l'Etat. "Le minimum de dignité, c'est de respecter la douleur des familles. Ces familles veulent la vérité. Pourquoi y a-t-il eu ces attentats ? C'est ça qui compte et que la justice fasse son travail et naturellement l'Etat aidera la justice en communiquant tous les documents", a-t-il insisté.
Parmi les documents qui intéressent les juges figurent les échanges entre les membres du Conseil constitutionnel au moment de la validation des comptes de campagne d'Edouard Balladur, en 1995. A l'époque, les rapporteurs avaient conclu au rejet de ces comptes, dans lesquels apparaissaient de fortes sommes en espèces. Un avis non suivi par le Conseil, alors présidé par Roland Dumas, qui les avait finalement validés. Le juge Renaud Van Ruymbeke, chargé d'une enquête pour faux témoignage et entrave à la justice dans l'affaire de l'attentat de Karachi, avait sollicité le 25 octobre auprès de Jean-Louis Debré la communication du contenu des échanges entre les Sages. Mais ce dernier a opposé au juge une fin de non-recevoir, "en raison du secret qui s'attache aux délibérations". Selon lui, seul le gouvernement peut donner accès à ces documents.
Dans ce dossier aux multiples ramifications, la justice soupçonne l'attentat de Karachi en mai 2002, qui avait coûté la vie à 14 personnes dont 11 Français, d'être lié à l'arrêt par Jacques Chirac du versement de commissions promises au Pakistan par le gouvernement Balladur, dont Nicolas Sarkozy était ministre du Budget, en marge de la vente de sous-marins.
Des familles de victimes de l'attentat ont annoncé leur intention de porter plainte contre Jacques Chirac et Dominique de Villepin, alors secrétaire général de l'Elysée. Vendredi, ce dernier a justifié le choix fait à l'époque par le président français par de "très forts soupçons de rétrocommissions". Le secrétaire général de l'Elysée Claude Guéant a aussitôt répliqué, sans toutefois citer le nom de Dominique de Villepin, par un communiqué de deux pages dans lequel il dénonce des "insinuations" visant Nicolas Sarkozy dans une affaire qui ne le "concerne en rien".
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L'actualité en direct
10/11/2010 19:49
Le challenger de François Fillon pour Matignon qui, selon des sources parlementaires, avait confié mardi qu'il ne serait pas nommé Premier ministre, a démenti mercredi ces dires, assurant qu'"aucun d'entre nous n'a la moindre information".
Retour à la case départ... Dans la course aux rumeurs et aux petites phrases, celle imputée par deux sources parlementaires à Jean-Louis Borloo, selon laquelle il avait confié mardi à des parlementaires radicaux qu'il ne serait pas nommé Premier ministre lors du remaniement, qui pourrait avoir lieu lundi ou mardi, serait fausse. En tous cas le ministre de l'Ecologie la dément. Jean-Louis Borloo, Premier ministrable le plus cité face à François Fillon, a assuré mercredi n'avoir "pas la moindre information" sur les intentions de Nicolas Sarkozy concernant le remaniement. "Moi, j'ai donné une offre", a-t-il ajouté à propos de ses entretiens avec Nicolas Sarkozy. "Nous avons ensemble évoqué nos sensibilités, c'est tout, et puis le président décide, et ce qu'il décidera sera bien."
Apparu "déçu, découragé, abattu", selon ces deux sources parlementaires, le n°2 du gouvernement, avait selon eux déclaré : "J'ai eu Nicolas Sarkozy deux heures au téléphone depuis dimanche. Il m'a fait comprendre que ce ne serait pas moi (pour Matignon) mais jusqu'au bout, je veux y croire. Jusqu'au bout, je veux faire monter l'union des centres". Des propos déjà démenti mercredi dans la matinée par trois des proches centristes du ministre (Valérie Létard, Laurent Hénart et Marc-Philippe Daubresse). "J'ai l'impression d'avoir assisté à une autre réunion", a commenté Jean-Louis Borloo. Selon lui, on lui a prêté des propos "qu'aucun d'entre nous n'a tenus ni entendus".
Pourtant mardi soir, le ministre de l'Ecologie avait réuni autour de lui des proches et des élus centristes et avait à cette occasion avait "pris acte" que sa nomination à Matignon était aujourd'hui "beaucoup moins probable qu'elle ne l'était il y a une dizaine de jours", a affirmé mercredi sur RTL l'ancien eurodéputé Jean-Louis Bourlanges, qui y participait.
Si Nicolas Sarkozy entretient le mystère, le président pressé par son camp de remanier lors du traditionnel petit-déjeuner hebdomadaire de la majorité, mardi à l'Elysée, a assuré : "ça vient" mais il ne "veut pas agir sous pression". Le Premier ministre, donné partant il y a à peine dix jours, semble de plus en plus favori pour rester à son poste. Surtout, depuis qu'il a ouvertement exprimé mercredi dernier, comme le lui avait demandé Nicolas Sarkozy, son désir de rester.
Fort dans les sondages, François Fillon était d'ailleurs mardi à Colombey-les-Deux-Eglises au côté de Nicolas Sarkozy pour le quarantième anniversaire de la commémoration de la mort du général de Gaulle. Et à l'issue de son discours, le président a eu ostensiblement des marques de considération pour son chef du gouvernement qu'on lui avait rarement vues.
Quoi qu'il en soit, Jean-Louis Borloo et ses partisans du Parti radical laissent entendre que, s'il n'était pas nommé à Matignon, il leur faudrait "s'organiser"... référence voilée à une possible candidature présidentielle du ministre de l'Ecologie en 2012.
Source: www.infos-news-direct.skyrock.com
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Commentaire de salie001 (22/10/2021 14:28) :
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